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Pourquoi VZAD ?

Depuis quelques mois, la loi sur les constructions et installations diverses a subi une modification substantielle concernant la densification autorisée sur les parcelles de la zone 5 (ex zone villa ou autrefois zone villa).

Cette modification permet, dans le cas où les circonstances le justifient et que la mesure est compatible avec le caractère et l’aménagement du quartier, d’augmenter l’indice de densification de 20% à 50% voir 60%.

Or, depuis cette loi passée, on remarque que beaucoup de projet sont acceptés par le Canton alors même que les principes de l’application de la dérogation ne sont pas remplis. Ces projets ne respectent en aucun cas le caractère et l’harmonie du quartier.

Nous comprenons le besoin du Canton à construire plus de logement – bien que certains spécialistes doutent de la stratégie mise en place, avec beaucoup de retard, sans prendre en compte les indicateurs économiques défavorables – cependant, nous ne pouvons accepter que cette densification se fasse au détriment de la nature, sans aucune planification de la part des communes, sans plan de mobilité sérieux et en situation de non respect des directives nécessaires à la dérogation sur la densification.

VZAD, Vandoeuvres Zone à Défendre a pour but de lutter contre ces projets démesurés, afin de permettre aux habitants de faire entendre leur voix auprès des autorités locales, communales et cantonales.

VZAD est une association inscrite au Registre du Commerce de la République et du Canton de Genève, nos statuts sont consultables ci-dessous.

Nos points d’actions

Limiter la densification

Nous refusons la densification immodérée de la zone 5.
Nous demandons que la densification soit planifiée de manière respectueuse du caractère et de l’harmonie du quartier et de la commune.

Protéger la nature

Nous souhaitons protéger les alignements de chênes, les bocages, les cordons boisés et bosquets. La biodiversité unique favorisée par la Pénétrante de Verdure, les vues et les grands domaines paysages de longue date qui sont des éléments essentiels de l’ADN de Vandoeuvres.

Gestion du trafic

Limiter le trafic, réduire les nuisances pour les habitants et protéger les plus jeunes et les biens naturels menacés de la commune.

Liste des projets que nous estimons disproportionnés

Ci-dessous, vous trouverez une liste des projets que nous estimons déraisonnables par leur caractère, la zone de nature qu’ils détruisent ou encore leur emplacement déconnecté des réalités.

Au Chemin de la Blonde

La parcelle 1099 est cultivée par des agriculteurs depuis des dizaines d'années. Cette immense parcelle qui fait 24'000 m2 est en bordure de la Pénétrante de Verdure. Il y a une vingtaine d'année, un projet immobilier qui concernait la parcelle voisine avait défrayé la chronique avec une levée d'opposition dont l'ex Maire de la commune et .. le propriétaire actuel de la parcelle 1099 qui s'était farouchement opposé, les temps changent.

Ce projet se base sur la densification autorisée par l'Article 59 de la LCI (Loi sur les Constructions et Installations diverses) permettant une densification importante en dérogation à l'indice initial de 20% de la zone 5.

Cependant, cette dérogation n'est possible que lors que les circonstances le justifient et que la mesure est compatible avec le caractère et l'aménagement du quartier. De notre point de vue, la densification prévue par ce projet contrevient précisément à l'Article 58 et l'Article 59 al 4 de la LCI et devrait être interdite par le département pour les raisons explicitées ci-dessous.

Le préavis de la commune est défavorable

A l’occasion de deux révisions du PDCn 2030, le Conseil Municipal de Vandoeuvres a émis des réserves. L’une en décembre 2011 évoquant spécifiquement la volonté des autorités communales de ne pas densifier la parcelle 1099 au-delà de 20%, l’autre en mai 2017 où, d’une manière globale, les autorités marquent leur volonté de préserver les grandes entités paysagères de Vandoeuvres (annexes 2 et 3). Nous retrouvons cette même volonté dans les fiches de mesure du PDCn 2030 (annexe 4). En fin d'année 2017, l'Exécutif de la Commune a émis un préavis défavorable à la construction de ce projet.

La parcelle appartient aux entités paysagères emblématiques de la commune

La parcelle 1099 est située à la limite sud de la Pénétrante de verdure Choulex-Lac inscrite au Plan Directeur Cantonal (PDCn) 2030. Cette grande parcelle est bordée de chênes et de haies bocagères sur ses côtés Est, Nord et Ouest, ainsi que par un cordon de saules et charmes sur le Sud. Le Nant du Moulanais la délimite sur sa face Nord (chemin Théodore-Bret). Côté Est, le chemin de la Blonde bordé de chênes et de haies bocagères, s’inscrit à l’inventaire des voies de communications historiques suisses (IVS) et classé patrimoine national; il fait partie du réseau routier secondaire de la commune. La parcelle 1099, par sa structure naturelle, appartient aux entités paysagères emblématiques de la commune et de son patrimoine historique.

Dans le document « Stratégie d’évolution de la zone 5 », volet de la révision en cours 2018 du Plan Directeur Communal validé par le Conseil Municipal de Vandoeuvres du 25 septembre 2017, la parcelle est qualifiée comme: « grande entité paysagère … en continuité avec l’espace rural … et son urbanisation doit se faire de manière mesurée … En bordure de la zone agricole, le traitement paysager doit privilégier des transitions à caractère naturel, préserver les vues … » (Cf. 4.4 Secteur Seymaz / A.2 / A.9 conditions impératives).

En l’occurrence la parcelle est en bordure de zone agricole à haute valeur environnementale puisqu’elle borde la Pénétrante de verdure. L’urbanisation proposée dans le projet sur la parcelle 1099 avec cinq immeubles comportant 53 appartements dans un secteur qui a actuellement environ 90 foyers dans un rayon de 300 mètres Blonde/Buclines/Seymaz ne peut être considérée comme «mesurée», mais au contraire très importante par rapport au caractère du quartier et totalement atypique de l’ensemble construit environnant.

La parcelle 1099, quoique constructible en zone 5, était jusqu’à récemment cultivée en tournesols, colza et herbes fourragères, contribuant à la transition en douceur entre les maisons existantes du quartier et la Pénétrante de verdure favorisant ainsi le respect de la biodiversité. Il est à noter que sur la commune de Vandoeuvres, la densification existante en couronne de la Pénétrante de verdure Choulex-Lac est constituée d’habitats isolés ainsi que d’exploitations agricoles et non d’immeubles.

En urbanisant intensément les grandes parcelles emblématiques de Vandoeuvres (répertoriées dans le volet « Stratégie d’évolution de la zone 5 » du PDCommunal 2018 en cours), aujourd’hui encore très peu bâties et participant de l’architecture paysagère de la campagne genevoise développée au XVIII et XIXe, l’ADN de la commune et ses valeurs patrimoniales se verraient atteints et menacés. 

Contrevient à la perméabilité entre la Pénétrante de verdure et les habitations existantes

Si ce projet de construction devait se réaliser, cinq immeubles pourraient se construire dans un premier temps, contrevenant ainsi tant aux objectifs cantonaux que communaux concernant la biodiversité, la transition douce entre la Pénétrante de verdure et la zone 5, la continuité du corridor biologique ainsi que les structures paysagères d’importance (zone agricole et zone 5) dans une commune dont la participation à la qualité environnementale du Canton est reconnue dans le PDCn 2030. Dans les contrats « RAE Paradis » et « Corridor Arve et Lac » signés entre communes et Canton en 2009 (voir annexe 5), la parcelle, quoique en zone 5, est annexée à la Pénétrante de verdure comme participant du même rôle de perméabilité pour la faune et la flore, bénéficiant aussi de mesures d’accompagnement pour améliorer cette perméabilité. 

Destruction de l'environnement (haies bocagères et arbres majeurs)

Le problème d’accès aux 53 appartements à travers les chênes et les haies bocagères rend inévitable la destruction d’une partie des haies bocagères ainsi que l’abattement d’au moins un grand chêne. Il est évident qu’une modification de cette envergure mettrait directement en péril le classement du chemin en tant que patrimoine national inscrit à l’IVS.

Le projet est excentré et les installations routières sous-dimensionnées

Cette densification, uniquement accessible par le chemin de la Blonde, se situerait loin (1.5 km) des transports publics et du centre du village (1.0 km) ne faisant qu’empirer la situation du transit automobile sur le chemin de la Blonde déjà fortement sollicité compte tenu de sa configuration paysagère limitée par les lignées de chênes et des haies bocagères, contrevenant ainsi à l’objectif communal de maîtrise de la densification du réseau existant pour éviter une saturation d’un trafic devenant ingérable. 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : une augmentation de 59% du trafic local (90 foyers aujourd'hui ainsi que les 53 foyers de plus qui sont proposés). Les distances ci-dessus mentionnées impliqueront un usage inévitable des voitures.

Un projet à l'encontre du PDCn 2030

Ce projet va à l’encontre de l’objectif du PDCn 2030 de densifier les centres urbains pour préserver les paysages libres de construction et l’espace rural. Le projet de densification de la parcelle 1099 crée une poche résolument urbaine isolée et loin du centre villageois (1 km) ou de pôles d’activités (1.5 km). Il créerait un précédent pour nombre d’autres grandes entités paysagères libres de construction à ce jour dans la commune et relevées comme remarquables dans le document de « Stratégie d’évolution de la zone 5 ». Un tel développement des constructions par « bulles immobilières » va à l’encontre d’un développement cohérent de la densification en prolongation du village et surtout en adéquation avec sa capacité routière et ses infrastructures, notamment celles de l’école. Les possibilités de développement du réseau routier communal sont nulles au vu de leur cadre paysager protégé. Le développement de ses infrastructures est totalement limité par une absence de terrains aux mains de la commune susceptibles de les recevoir. 

De plus, ce projet s'oppose également au Plan Directeur Communal en cours de consultation publique en violant au minimum une des conditions imposées par la commune qui demande à ce que la surface du sous-sol des constructions ne dépasse pas les projections hors-sol.

logements

Places Voitures

Places deux-roues

%

D'habitations supplémentaires

Chemin des Buclines - DD 113290/1

  

Ce projet, dont la demande d'autorisation fut déposée en décembre 2019, va être assujetti au moratoire de M. Hodgers et donc gelé pour au moins une année. Il constitue un autre parfait exemple de densification démesurée.

Il consiste, sur un terrain de 3400 m2, en la destruction d’une maison existante et la construction d’un immeuble de 10 appartements sur 4 niveaux (parking souterrain et 2 étages sur rez-de-chaussée), avec une piscine et culminant à 9m50 de hauteur.

Dérogation à la densité de construction
L’immeuble en projet, ne s’inscrit pas techniquement dans l’environnement actuel de la zone 5 et requiert un IUS de 0.39. Cette densité appelle à une dérogation de la densité de 0,25 attribuée à la zone villas et de plus ne tient pas compte du moratoire annoncé en date du 28 novembre au sujet de l’article 59 al. 4 LCI.
Un immeuble… en Zone Villa
L’immeuble est surdimensionné par rapport aux constructions avoisinantes. Ceci est plus surprenant quand on considère que toutes les constructions récentes d’habitats groupés dans le quartier (chemin du Petit-Pont ou chemin de la Seymaz) ne dépassent pas la hauteur d’un étage sur rez-de-chaussée, en harmonie avec les dimensions de la plupart des villas.
Des nuisances sur le voisinage
L’Immeuble s’élèverait sur 9,50 m et toutes les fenêtres du deuxième étage plongeraient dans les jardins avoisinants. Une piscine pour les 10 familles ainsi que la circulation de 10+ véhicules constitueraient des nuisances sonores dans un chemin sous dimensionné pour un tel traffic. La valeur des propriétés avoisinantes en serait baissée. 

Les centaines de logements en immeuble bien mal entretenus du côté impair du chemin des Buclines ont déjà altéré et assombri cette partie du chemin à la limite de la préservation de la qualité de vie des habitants du quartier.

Un impact significatif sur l’environnement
Le projet prévoit l’abattage d’arbres et la construction toute proche des chênes centenaires inscrits au patrimoine de la Commune peut les mettre en péril à court et à long terme.

appartements

Places Voitures

d'indice de densification

Questions fréquentes

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Pourquoi adhérer ?

Trop souvent les autorités communales doivent céder face au canton. Un appui populaire clair et massif, aux autorités communales ne peut que renforcer le poids de celles-ci face au canton.

Combien coute l'adhésion

La cotisation pour adhérer à l'association est fixée annuellement lors de l'assemblée générale. Le montant de l'adhésion est de 30 francs pour une personne et 50 francs pour une famille.

A propos du Plan Directeur Communal

Notre association a émit une liste de revendications concernant le Plan Directeur Communal actuellement en consultation publique. Ces éléments seront disponibles sur le site très prochainement. En attendant, inscrivez-vous à notre newsletter pour rester informés.

J'ai entendu parler d'un projet immobilier dense

Si vous pensez qu'un projet immobilier dans la commune ne respecte pas l'esprit et l'harmonie de notre commune, contactez-nous pour que nous puissions vous expliquer les possibilités d'actions qui s'offrent à vous. Vous pouvez aussi adhérer à l'association, plus nous sommes, plus nous aurons de poids.

Qui sont les initiateurs de l'association ?

Les fondateurs de l'association sont tous des habitants de Vandoeuvres. Ils ne font partie d'aucun parti politique et sont par conséquent libres et indépendants.

Association VZAD
Vandoeuvres, Zone A Défendre

CHE-485.425.410

Informations bancaires

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